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La Douleur

La douleur chronique

L’une des manifestations principales de la spondylarthrite est la douleur chronique au niveau de la colonne vertébrale. La douleur chronique peut diminuer la mobilité, le fonctionnement pour les tâches quotidiennes, la santé mentale et la qualité de vie en général. Par conséquent, il est essentiel de minimiser la douleur que vous ressentez.

Une douleur chronique constante peut entraîner des modifications au système nerveux chez certaines personnes. Ces changements pourraient entraîner des symptômes de douleur persistante qui peuvent être traités différemment de la douleur causée par l’inflammation. Il existe des médicaments contre la douleur névralgique utilisés pour aider à traiter les voies nerveuses qui entraînent les sensations de douleur ressenties par certaines personnes. La douleur ressentie est souvent décrite comme un choc électrique aigu, brûlant, des picotements ou une sensation de fourmillement sous la peau.

Thérapie pharmacologique

Les principales options de traitement pour la gestion de la maladie comprennent les médicaments sur ordonnance tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les médicaments biologiques. Votre médecin peut collaborer avec vous pour déterminer quels médicaments vous conviennent le mieux. Bien que le traitement pharmacologique soit crucial, les interventions non pharmacologiques sont également importantes dans la gestion de la douleur. Vous devriez discuter avec votre médecin des médicaments disponibles au Canada et lequel est le meilleur pour vous.

Exercice et physiothérapie

L’exercice physique joue un rôle majeur dans la gestion de la douleur causée par la spondylarthrite. La majorité des patients améliorent leurs symptômes lorsqu’ils font une activité physique régulière et appropriée. Les exercices posturaux, les étirements, le yoga et la musculation sont de bonnes activités à considérer. Une formation préalable avec un physiothérapeute est recommandée pour favoriser des routines d’exercice sécuritaires et efficaces. D’autres interventions telles que le massage et l’hydrothérapie peuvent également aider à soulager la douleur. Il est à noter que toute intervention impliquant une manipulation de la colonne vertébrale doit être évitée chez les patients atteints de fusion vertébrale ou d’ostéoporose sévère.

Abandon du tabagisme

Dans la présence de spondylarthrite, le tabagisme est lié à des niveaux plus élevés d’activité de la maladie. Par conséquent, l’arrêt du tabac est fortement encouragé pour réduire la douleur. L’abandon du tabagisme a également d’autres avantages tels qu’une réduction du risque de maladie cardiovasculaire, une diminution du risque de maladie pulmonaire chronique et une meilleure qualité de vie. Si vous envisagez d’arrêter de fumer, il est recommandé de consulter un médecin ou un pharmacien, car la majorité des gens ont plus de facilité et de succès avec l’aide d’un professionnel de la santé.

Anxiété et dépression

Il existe une association entre la douleur chronique et la dépression. La douleur chronique peut contribuer à la dépression et la dépression peut abaisser le seuil de tolérance à la douleur. Ce cercle vicieux doit être évité ou pris en charge pour optimiser la gestion de la douleur et la santé mentale. Contactez un professionnel de la santé si vous pensez souffrir d’anxiété ou de dépression. Rejoindre des groupes de soutien d’organisations telles que l’Association canadienne de spondylarthrite peut aider à alléger le fardeau lié à votre état.

Observance du traitement

La spondylarthrite est une maladie qui dure toute la vie, ce qui signifie que le traitement doit également être maintenu toute la vie. Afin de garder le contrôle sur la douleur, il est essentiel de prendre les médicaments à temps pour s’assurer qu’ils demeurent à des niveaux efficaces dans votre corps. Vous pouvez écrire des messages de rappel sur votre calendrier ou télécharger des applications téléphoniques si vous constatez que vous oubliez parfois de prendre vos médicaments. Il est également essentiel de maintenir des traitements non pharmacologiques tels que l’exercice physique régulier.

Auto-évaluation et communication avec les professionnels de la santé

Le suivi régulier de vos symptômes peut aider à gérer la douleur à long terme. Être capable de remarquer des changements dans les niveaux de douleur peut vous aider à identifier les facteurs qui pourraient contribuer à votre douleur. Le suivi des niveaux de douleur peut également vous aider à mieux communiquer avec les professionnels de la santé afin qu’ils puissent mieux comprendre vos symptômes.

Voici des questions simples auxquelles vous pouvez réfléchir en les évaluant sur une échelle de 0 à 10 :

• Comment évaluez-vous l’inflammation globale de vos articulations ?
• Comment évaluez-vous l’inconfort que vous ressentez dans les régions sensibles ou enflées ?
• Dans quelle mesure la douleur causée par l’inflammation affecte-t-elle votre sommeil ?
• Dans quelle mesure la douleur causée par l’inflammation affecte-t-elle votre capacité à effectuer les tâches quotidiennes ?
• Avez-vous des raideurs matinales ? Si oui, combien de temps durent-t-elles?

Préparé par : Dr Max Sun, Franklin Hu (étudiant en pharmacie à l’UBC)